Les Téligny seigneurs protestants de Montreuil-Bonnin

Louis de Téligny

Arthuse Vernon, arrière-petite-fille de Laurent et fille de Raoul Vernon et Anne Gouffier , épouse Louis de Téligny, valeureux commandant de la cavalerie royale d’Henri II et compagnon d’armes de l’amiral Coligny pendant le siège de St Quentin par les Espagnols en 1557. En vertu des liens de cousinage existant entre les Téligny et les Châtillon-Coligny par leur ascendance maternelle ¤[lien 5N2b)],Coligny prend sous sa protection le fils d’Arthuse et de Louis, le jeune Charles de Téligny.

Charles de Téligny, gendre de l'amiral Coligny

Aux alentours de 1555, Charles compte au nombre des enfants d’honneur vivant à Amboise auprès des enfants royaux, entre autres les futurs Charles IX et Henri III. Ses compagnons de jeux sont alors les enfants Coligny et leurs cousins Montmorency, ainsi que Gui du Lude, fils du gouverneur du Poitou.

Gaspard de Coligny va estimer Charles au point -le 27 mai 1571- de lui donner en mariage sa fille Louise (28 septembre 1555 - 1620 à Fontainebleau).

La cérémonie nuptiale est célébrée à La Rochelle, en présence de Jeanne d’Albret, Henri de Navarre, Condé, Sully, etc., et François de la Noue qui a épousé la soeur de Charles, Marguerite de Téligny. N’oublions pas non plus les liens de cousinage existant entre les Téligny et les Châtillon-Coligny par leur ascendance maternelle .

Déjà gentilhomme de la Chambre du roi vers 1561, Charles semble avoir joué un rôle d’émissaire secret de Coligny à Londres en 1563 et à Constantinople en 1566, pendant l’intermède de quelque quatre ans où Gaspard de Coligny s’est retiré à Châtillon-sur-Loing.

Dès 1567, Charles de Téligny apparaît dans les rangs huguenots. Lieutenant dans la compagnie de Coligny depuis 1562 environ, il participe en 1569 à la prise de Niort et de Châtellerault, assiste au siège de Poitiers et combat à Moncontour le 3 octobre sous les ordres de l’amiral.

Il joue encore à diverses reprises un rôle d’émissaire diplomatique. Ainsi, après la bataille de la plaine St Denis, il porte à la reine mère Catherine de Médicis un message émanant de Condé, puis un deuxième message avant de négocier pour Jeanne d’Albret -mère d’Henri de Navarre, futur Henri IV- la paix de St Germain du 8 août 1570. Il portera également à Charles IX les doléances des protestants à la suite du massacre de Rouen, le 18 mars 1571.

 

Sa loyauté l’empêche de soupçonner le massacre qui se prépare en août 1572. Il déconseille même à ses compagnons protestants d’inquiéter l’amiral Coligny, son beau-père, en lui signalant les mouvements de troupes suspects qui ont été repérés.

Et ce fut la St Barthélémy, où il compta parmi les victimes.

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