MONTREUIL-BONNIN AU COEUR DES "TROUBLES" RELIGIEUX ET POLITIQUES DES 16ème et 17ème SIECLES.

L’expression "guerres de religion" fut inventée ultérieurement par les historiens, alors que les contemporains parlaient de "guerres civiles" ou de "troubles", marquant ainsi la nature tout autant politique que religieuse des conflits armés qui sévirent pendant une quarantaine d’années, de 1562 à 1598, pour reprendre après l’assassinat d’Henri IV jusqu’à la paix d’Alès en 1629.

Au début des "troubles", la France est divisée en trois grands partis : celui des protestants, dont l’amiral Gaspard de Coligny (1519-1572) est le chef depuis l’assassinat du prince Louis ler de Condé (1530-1569) ; celui du roi, le plus faible des trois ; et celui des ducs de Guise-Lorraine, regroupant des catholiques intégristes du temps, mais aussi tous ceux qui sont prêts à servir l’ambition de cette famille de détrôner la dynastie des Valois.

Convertis au calvinisme au début des années 1560, les seigneurs de Montreuil -Téligny, puis La Noue- et leur château vont donc être directement mêlés aux huit guerres civiles, puis aux conflits soulevés par l’application de l’édit de Nantes, jusqu’à la révocation de cet édit de tolérance par Louis XIV en 1685.

Les archives conservées dans le " chartrier de Montreuil-Bonnin " ont maintenant disparu. Toutefois, le pasteur Moyse Amyrault, au milieu du 17ème siècle, rédigea sa Vie de François, seigneur de La Noue, après avoir consulté " les papiers qui se sont trouvés dans sa maison de Montreuil-Bonnin ".